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Je suis pas sage-femme par hasard

Je n’ai pas écrit ici depuis bien des semaines. Je n’en ai pas trouvé le temps.

Aujourd’hui ; deuxième réunion de « concertation», et une semaine avant la deuxième manifestation de sages-femmes. Je mesure le chemin parcouru pour la profession, mais je constate également ce qu’il reste à faire.

Alors que beaucoup se gaussaient lorsque nous n’étions qu’une poignée le 16 octobre, quand d’autres nous ignoraient, voire nous méprisaient, il y eut le 7 novembre 2013 pour les faire taire.  Et depuis deux mois ; des manifestations, des actions dans toute la France, des AG dans toutes les régions, des coups de com, politiques, des idées, des solutions : les états-généraux des sages-femmes.

Et pourtant, je sais, nous savons, qu’il reste tant à faire. Si le combat est parfois dur, âpre, si les reproches, les invectives, rendent le parcours difficile, si les pressions des DRH nous freinent, si les atermoiements du Ministère allongent la douleur, si la grève nous coûte, je garde en tête lorsque je vais au ministère, les Etudiants le 16 octobre bravant la pluie et le froid, je me souviens de la cellule « phoning » sur le banc au pied du Ministère appelant toutes les maternité de France, les cris des sages-femmes pendant les AG réclamant la poursuite de la grève (Poitiers, Marseille, Lyon, Bordeaux, etc.), les 6000 sages-femmes dans la rue, je me souviens du café chaud et des pieds froids sous la tente avec les sages-femmes de Grenoble.

Je mesure alors à l’approche de la Rue Ségur, ce que le collectif des sages-femmes vous doit.

Et je me souviens que je ne suis pas sage-femme par hasard.

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