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Les sages-femmes sont en marche

 

2014_bEn ce début d’année, les vœux et souhaits auraient de quoi faire sourire les sages-femmes en grève depuis plus de 2 mois. Un sourire disputant l’inquiétude au sarcasme. Cependant la grève perdure, les AG en France s’organisent toujours, la mobilisation résiste aux atermoiements du pouvoir, aux conservatismes belliqueux et aux incorrigibles catastrophistes.

Plus qu’une simple colère, au-delà de la prise de conscience, il y a aujourd’hui dans cette profession, la volonté de prendre part à cette discussion sur la santé, l’avenir de la santé des femmes et la place des sages-femmes dans ce dispositif.

Ce qui est demandé aujourd’hui n’a rien d’exceptionnel, c’est la situation des sages-femmes aujourd’hui qui est une exception, c’est la position de la profession qui est incongrue. Ce qui est demandé aujourd’hui n’est que réparation. La réparation d’une injustice, d’une faute, d’une erreur peut-être, on préférerait le croire, que les sages-femmes, quelque soit leur mode d’exercice, furent écartées, esseulées statutairement, discriminées légalement ; une ostracisation administrative et institutionnelle si tant est qu’elle n’est pas culturelle.

 

En 2013, comme en 2014, et comme ce fut le cas ces 20 dernières années, la Ministre de la santé comme ses nombreux prédécesseurs, cherche de l’innovation, inventant trucs et machins dans des commissions Théodules, pour mettre  les sages-femmes dans un ailleurs, à part, c’est à dire nulle part. Pourquoi, si ce n’est encore pour qu’elles se taisent.

 

Un gouvernement définissant des objectifs de justice sociale et professionnelle, se vantant de défendre les femmes, arborant un ministère du droit des femmes, aurait dû s’emparer de ces problèmes d’iniquité flagrante et de santé publique.

Il a fallu que les associations et organisations du Collectif des sages-femmes les rappellent à l’ordre mi-octobre et que l’ensemble de la profession ‘insiste’, si l’on peut utiliser cet euphémisme, pour qu’ils entendent.

Il nous faudra encore marcher pour qu’ils écoutent

 

Et pour ne pas déroger aux politesses votives de début d’année, je ne formulerai qu’un souhait nous concernant, plus que le combat que nous menons, qui dépend en partie de ce que nous en faisons : le mouvement des sages-femmes a crée à nouveau de l’envie et de l’ambition pour ce métier : les sages-femmes sont en mouvement, les sages-femmes sont en marche, pour 2014 et plus, encore…?

Toujours.

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1 comment to “Les sages-femmes sont en marche”

  • Cook Guemyri, janvier 6, 2014 at 15:05

    Voilà , c’est ça ;
    tout est dit… et bien dit .
    Myriam ,sage-femme , pas par hasard non plus .

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