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Sait-elle seulement ce que nous sommes ?

Paris le 19 octobre 2013

A la suite des trois jours de sit-in et de grève largement suivie, le ministère n’a pas daigné nous (vous) recevoir de nouveau pour fixer un calendrier. Le mépris qu’il affiche depuis déjà 18 mois, se confirme par cet acte délétère. La grève est reconduite et illimitée.
Tous les voyants sont dans le rouge et dans toute la France ; de nombreuses maternités affichent même 100% de grévistes, certaines peu mobilisées auparavant se mettent en grève, le privé n’est pas en reste, nous recevons tous les jours les chiffres des nouvelles maternités en grève, des sages-femmes libérales ont lancé un mouvement de grève du PRADO, et les étudiants en masse, comme toujours aux avant postes, inquiets pour leur avenir.
C’est la profession de sage-femme qui est en lutte, c’est l’ensemble des sages-femmes qui se mobilisent.
La Ministre de la santé a décidé d’engager un bras de fer avec la profession ;
Sait-elle seulement depuis combien d’années nous supportons des ministres de la santé, nonchalants, méprisants, menteurs et manipulateurs.
Sait-elle seulement que son silence a fait plus pour la mobilisation que les fausses commissions et autres groupes de travail transformés en comités Théodule depuis des années.
Sait-elle seulement que ces professionnelles de la santé malgré leurs divergences n’ont qu’une seule revendication : la reconnaissance pleine et entière de leur spécificité.
Sait-elle seulement que son mépris confine aujourd’hui à l’humiliation de toute une profession et que l’humiliation provoque la colère et que la colère est mobilisatrice.

Ce week-end ne sera pas un week-end de repos ; de partout, les infos nous reviennent de maternités qui se mettent en grève, nous vous soutenons, nous vous répondons et nous nous déplaçons.
Organisez des AG dans vos maternités, invitez les sages-femmes des maternités voisines, les libérales, les territoriales.
Interpellez-nous lorsque l’on vous refuse le droit de grève. (Droit constitutionnel et inaliénable, faut-il le rappeler ?)
Cela faisait longtemps que la mobilisation des sages-femmes n’avait pas connu une telle densité, mais une profession qui demande essentiellement la reconnaissance de sa place dans le parcours de soin et qui souhaite simplement exercer en toute quiétude une profession de santé ne peut se laisser insulter impunément !

Qui a dit que les sages femmes continueraient de se taire ?

 

Caroline Raquin

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